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Immobilier : les prix peuvent-ils remonter en 2016 ?

Si les économistes anticipent une légère baisse pour l’année en cours, certains professionnels rappellent que la hausse des transactions amorce généralement un retour à des prix un peu plus élevés. Explications.

Baissera ? Baissera pas ? Le début d’année marque, outre les bonnes résolutions, les prévisions sur l’avenir du marché immobilier. Professionnels et économistes y vont de leur boule de cristal afin de déceler les signes objectifs d’une évolution à la hausse ou à la baisse des prix de l’immobilier. Et pour la Fnaim, la tendance de 2016 pourrait être légèrement différente de celle de 2015 dans l’ancien. Car si sur l’ensemble de l’année, les prix reculent de 1,9 %, le dernier trimestre enregistre des hausses sur tous les marchés : 

  France entière Province Île-de-France
T4 2015 + 1,9 % + 2,2 % +0,7 %

"Cette évolution est cohérente avec celle du volume des transactions", indique Jean François Buet, président de la Fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM). "Une progression des ventes alerte toujours sur une augmentation des prix à venir et inversement, avec un an de décalage. Lorsque les transactions diminuent, les prix reculent". Une analyse qui se vérifie sur les dix dernières années, selon une étude menée par la FNAIM (voir graphique). "L’accélération des ventes traduit le fait que les acheteurs ont cessé d’anticiper les baisses de prix et ne sont donc plus enclins à attendre pour réaliser leur projet", conclut-il. (Cliquez pour agrandir).

Un marché dépendant des taux

Si la théorie est plausible, la FNAIM reste tout de même prudente sur ses estimations, et annonce, en 2016, une évolution de l’ordre de… -2 % à + 2 % pour les prix. Car logiquement, tout dépendra des taux de crédit immobilier. Même si, mois après mois, ils diminuent, le bout du tunnel est perceptible. "La fin de la baisse est pour bientôt", souligne Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier en crédit Cafpi : "Les conséquences de la politique menée par la Banque centrale américaine (FED) devraient nous impacter à partir du second semestre 2016. Là, les taux vont remonter tranquillement, et nous seront peut-être à 2,50 %en moyenne en fin d’année."

Une hausse qui ferait reculer de 4 % le pouvoir d’achat immobilier des ménages. La conjoncture économique (inflation et croissance faibles, chômage…) reste cependant trop fragile pour voir les taux remonter en flèche.

La baisse des prix n’est pas finie

Pour Olivier Eluère, économiste du Crédit Agricole, la baisse des prix en France est loin d’être terminée. Les légères augmentations observées fin 2015 sont trop liées à l’évolution des taux pour parler d’une tendance. "Le marché n’est pas encore vraiment "assaini" (…) les prix qui restent élevés, d’où un risque de tassement si les taux remontent un peu. Rappelons que dans la plupart des autres pays ayant connu un boom immobilier, la phase de correction est terminée et les prix à nouveau attractifs", précise-t-il.

L’économiste prévoit donc une baisse des prix de 1,5 % en 2016. Une estimation en accord avec les anticipations de la Banque de France, qui dans une récente étude, explique que les rebonds observés sur le marché immobilier sont de nature conjoncturelle et que les prix devraient continuer à reculer dans l’ancien, soit de façon modérée sur la durée, soit de manière abrupte. Patience, patience… 

Source : exploimmo